C'est le désagrément d'un voyage : la ou les valises à emporter ! Ne rien oublier, ne pas trop se charger… et pour finir, à l'arrivée : « flûte ! J'al oublié le principal. »
Il
me souvient d'avoir égaré en gare de Lyon, à Paris, une petite valise que maman
m'avait confié (j’étais enfant) et, quand nous fûmes installées dans le
compartiment du train, on constata l'absence de la valise.
Mais
le sel de l'histoire est le suivant : dans la valise il y avait des objets de
différentes valeurs. Mais, quant à moi, je me lamentais car j'avais demandé la
permission à maman de mettre en sécurité, dans cette valise, des papiers sans
valeur sur lesquels j'avais gribouillé quelques dessins.
Est-il
possible de voyager sans valise ? Ce serait l’idéal car alors pas de danger de
l'égarer. Il n'y a qu’un seul voyage, pensons-nous, où non seulement on peut se
passer de transporter une valise, mais où il est impossible d'en avoir une.
Vous l'avez compris, c’est le dernier voyage, celui où l'on quitte la terre
pour entrer en Terre promise.
Maintenant
mettons les choses à leur juste place. Tout ce qui m'est légitimement utile et
nécessaire sur la terre m’est totalement inutile là où je vais. Par exemple :
un seul objet qu’il ne faut jamais négliger quand on voyage : la brosse à dents... je n‘en aurais nullement besoin au
ciel ! ainsi que de tout le reste « fourré » en hâte dans ma valise
qui ne me servirait à rien.
Relisez
les quelques versets dans Philippiens 3 à partir du verset 7, en gardant au
fond de votre pensée l’image de la valise.
Que
de choses primordiales nous enseigne l'Apôtre dans toutes ses lettres. Là il
nous dit sa propre expérience, et nous savons qu’une expérience est plus
convaincante qu'une théorie.
Après
avoir énuméré le contenu de son « bagage » spirituel : de la race
d'Israël, hébreu né d'hébreux, observateur de la Loi, en un mot tout ce qui
représente les choses essentielles sur le plan religieux, voilà qu'il traite
tout ce bagage « comme de la boue » (v.8)
Nous
sommes appelés à suivre son exemple : « j’ai renoncé à tout, dit-il, afin de gagner Christ. »
On ne peut garder sa valise quand on est en voyage pour rejoindre Christ. Non
seulement quand, l’Heure
venue, nous quittons la terre, mais dès maintenant, car la victoire finale qui
est « le but » demande auparavant d’aller au bout de la course. Et
pour courir, dites !! peut-on le
faire chargé d'une valise ?
Posez-la où vous êtes, et courez ...
