La plus passionnante de toutes, c'est l'Aventure de la Foi. Comment donc ? La Foi qui est Certitude ne serait qu’une aventure ? Une aventure n'est, en somme, que l'inattendu alors que nous pensions suivre un plan, un itinéraire précis.
Quand une âme s'engage sérieusement dans la vie de la Foi en Dieu,
il ne doit pas ignorer qu'il va au-devant d’aventures telles que notre pauvre
monde n'en a jamais rêvé !
L’aventure, c'est aussi la surprise en cours de route. Pourquoi
donne-t-on une seule signification à ce mot, comme dans le texte de Paul qui,
effectivement, suit l'aventure selon le monde. Le premier
« aventurier » n'est-ce pas Abraham qui partit sans savoir où il
allait !
La Foi, la vraie, pas celle de
« Monsieur-tout-le-monde » celle qui part avec Dieu, acceptant
l'itinéraire conçu par
Lui, n'exclut pas des aventures de tous ordres.
Il arrive même que partant pour une victoire finale totale, nous
soyons contraints à une aventure que nous aurions bien voulu éviter. Il arrive
aussi qu'un chrétien sérieux a au cours de son voyage terrestre à se poser la
question : « Pourquoi cela m'arrive-t-il »
C'est qu’il existe deux sortes de victoires
: l'une est celle commune à tous les mortels, l’autre n’appartient qu'aux élus.
Untel a réussi sa vie, dit-on, quelle belle victoire quel succès,
tout lui a souri. Puis, tous ces biens acquis sont enterrés avec lui et
pourrissent sous la terre.
L'autre victoire est celle de la Résurrection. On ne se rend pas
suffisamment compte que tout ce qui fait la force de Jésus c’est sa
Résurrection.
Humainement parlant, quelle défaite que la croix !
Après trois années triomphales, avec des
foules enthousiastes le suivant, voilà qu'Il finit lamentablement sur une croix
au milieu de deux
brigands. Cela c'est vu du côté
humain…Mais VU du côté Divin, c’est la plus éclatante Victoire : la Vie a
vaincu la mort.
Paul a raison…Il ne courait pas comme à
l'aventure, mais comme un coureur déterminé à remporter la victoire à tout
prix, jusqu’à traiter durement son corps, et il conclut en une sagesse qui fait
réfléchir : « de peur d'être moi-même rejeté, après avoir prêché aux
autres ».
